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C’est dans une ancienne banque que Karl a posé le décor de son défilé. Un clin d’œil à la crise? En tous les cas, avec ce défilé, il a montré que la Haute Couture signée Chanel n’a rien perdu de sa magie. « J’en ai les larmes aux yeux ! » nous a confié une happy few renversée par tant de beauté. Et d’abord par le décor du lieu fait d’immenses fleurs en papier blanc qu’on retrouvait en coiffe sur les mannequins. Pour ce printemps-été 2009, Karl voit la mode en noir et blanc. Il a d’abord fait défiler une ribambelle de tailleurs immaculés tous plus joliment travaillés les uns que les autres (broderies, paillettes, plumes, tous les artifices de la haute couture ont été utilisés avec une remarquable simplicité). Puis quelques robes noires en paillettes suivies de robes bicolores very Chanel. Une illustration parfaite du travail d’un maestro de la couture. Anna Mouglalis, en veste rouge et denim large siglés de la maison, était conquise: « C’est dingue comme Karl arrive à tout réinventer chaque saison. Dès que le défilé a commencé, on a ressenti un grand calme. On a été aspirés dans un tourbillon de blanc magnifique. C’était hypnotisant ! ». Rien qu’avec du noir et du blanc, Karl a réussi à nous faire voir la vie en rose !
![]() Tags associés : Defile, printemps-ete, couture, chanel
Le Mardi 30 Juin 2009Poster un commentaire
C'est l'été! À l’occasion de l'ouverture d’une boutique entièrement dédiée à l’univers de la chaussure, le célèbre temple du luxe londonien Browns a organisé un concours visant à découvrir le Christian Louboutin de demain. Le verdict est tombé : ce sont les escarpins effilés de miss Sofia Grace qui ont remporté l'adhésion du jury... ![]() Réputé pour ses sélections haut de gamme en matière de luxe ainsi que pour sa capacité à dénicher les talents émergents (Browns fut en effet le premier à distribuer John Galliano ou encore Hussein Chalayan), l'établissement anglais n’a pas failli à sa légende en organisant la "Brown Shoe Student Design Contest". Sexy en diable, parfaitement équilibré, absolument féminin mais également viable au quotidien, le modèle de Grace s'est donc avéré être, au final, le plus pertinent. D’ailleurs, les acheteurs de chez Browns sont formels : avec son sens pratique affirmé et son esthétique joliment moderne, Sofia Grace ira loin. À suivre...
Le Lundi 29 Juin 2009Poster un commentaire
Si les eighties ont une fois de plus infusé les podiums, les créateurs milanais ont su traiter le sujet avec subtilité. Ceux-ci ont en effet mêlé certains points forts de l’époque à l'essence de leur griffe, donnant ainsi naissance à des shows aux volumes forts, et ce sans perdre une once d'esthétisme. Par ailleurs, la fashion week a imposé un modèle de femme hiératique, sexy et ultra-chic, adepte d’un glamour maîtrisé érigeant l’élégance en mode de survie… Sur les podiums, maxi carrures, micro jupes et éclats gold 80's jouxtent velours moirés et bandeaux années 30. La femme entrevue sur les catwalks italiens oscille ainsi entre dégaine glitter, allure chicissime et parure de laine (ou de fourrure) visant à la protéger des intempéries du futur. Par ailleurs, la majorité des collections a opté pour une palette de teintes sombres, allant du gris souris au noir charbon, le tout ponctué de quelques rouges cramoisis, marrons châtaignes et autres bleus canards. Comme toujours à Milan, quelques tendances se sont détachées de cette profusion de silhouettes... ................................................................................................................................................................................................................................................ En ces temps troublés auxquels la mode - et le reste du monde - doit faire face, il était prévisible que les designers se laissent influencer par le protectionnisme ambiant. Ils ont ainsi imaginé des atours aux allures d’armures pour la femme du 21e siècle...
................................................................................................................................................................................................................................................ La prise de position des designers est donc claire : ils ne laisseront pas les fashionistas sans défense. Afin de pouvoir exister hors podium, chaque pièce devra cependant être tempérée par une autre, plus sobre. Si le slim en inspire encore quelques-uns, ce n’est plus qu’une question de temps pour que ce dernier cède la place au pantalon phare de la saison : le carrot pant. Court sur la cheville, le plus souvent taille haute et serti de multiples pinces (afin d’obtenir cet effet blousant si particulier), ce dernier est en phase de s’imposer comme un must have incontournable.
................................................................................................................................................................................................................................................ Etro et Pringle of Scotland confirment l'établissement du carrot dans les dressings. Ce dernier obtient ainsi son laissez-passer fashion pour l’hiver prochain, à condition de lui réserver une accessoirisation digne de ce nom, qui saura pallier son classicisme un brin revêche. Cette saison, la mode tourne essentiellement autour de la carrure. Celle-ci se voit en effet redimensionnée, étirée, afin d’atteindre formes et volumes inédits. Parmi ces morphings d’apprentis sorciers, certains ont décidé d’opter pour un galbe bien connu, tombant pile dans l'air du temps et ayant déjà fait ses preuves : la manche gigot.
................................................................................................................................................................................................................................................ Tour à tout étirées ou bouffant librement sur l’épaule, ces manches sont à l’évidence l’une des façons les plus sûres d’obtenir cette carrure tant prisée par les créateurs, sans pour autant ressembler à un quarterback américain... Le tissu est une matière pouvant donner naissance - sous les doigts de certains - à des sculptures mouvantes. Privés de fantaisie extravagante et contraints d’imaginer du "portable", les créateurs ont concentré leur attention créative sur des techniques subtiles, conférant aux jupes de demain des allures d’origamis.
................................................................................................................................................................................................................................................ S'il est actuellement conseillé de se la jouer low profile, autant que cela soit au profit de pièces faussement discrètes, aux coupes raffinées, excellant dans l’art de sublimer une palette de couleurs sombres… N’en déplaise aux activistes de PETA (qui ont plus ou moins agressé Carine Roitfeld à la sortie du défilé Jean Paul Gaultier), la fourrure n’a jamais été aussi présente sur les podiums. De plus, celle-ci ne se résume plus à un opulent manteau en renard réservé aux quinquagénaires de l’avenue Montaigne mais devient protéiforme, afin de séduire les plus frileuses en matière de pelage-à-porter. Du coup, l'accessoire phare de la saison n’est autre que le maxi col en fourrure, cumulant à la fois cosyness et allure chic...
................................................................................................................................................................................................................................................ Et pour toutes celles ayant envie de tester l’écharpe tube xxl sans pour autant renier leurs convictions, Missoni et Burberry en ont également imaginé une version "grosse maille"... Est-ce le désir de nager à contre-courant, ou d’affirmer qu’en dépit du climat morose, l'industrie du luxe peut et doit continuer ? Quoi qu'il en soit, la quasi-totalité des shows milanais proposa des modèles au pelage lustré, et cela en faisant preuve d’innovation. La dernière nouveauté en la matière consiste à différencier les manches du reste du vêtement, en utilisant pour cela un autre type de fourrure. Celle-ci s'inscrit au cœur de la mouvance 80's, dans laquelle les carrures ne cessent de s’élargir...
................................................................................................................................................................................................................................................. L'hiver prochain, les manteaux oversize en poils de yeti devront donc arborer une ligne svelte au profit de manches opulentes. Attention cependant à ne pas en faire trop : se faisant ultra sophistiquées, ces pièces peuvent très vite surcharger ou caricaturer la silhouette Alors que les mousselines sont légion, que les jupes se raccourcissent plus que de raison et que certaines tenues se portent désormais jambes nues, voici enfin une matière en adéquation avec la saison. Le velours, ses effets moirés et sa sophistication naturelle font en effet leur grand retour dans la garde-robe 2009/2010.
Diablement élégant et rétro sans chichi, le velours apparaît audacieusement glamour, à condition d’opter pour des coupes racées et une accessoirisation des plus chics… ................................................................................................................................................................................................................................................ Depuis les robes Courrèges, les tenues défilant sur les catwalks avaient rarement été aussi courtes. Cependant, loin de laisser les fashionistas s’enrhumer, les designers ont corollé leurs envies de micro volumes avec l’arrivée tonitruante de cuissardes en tous genres, érigées depuis en must have de la saison...
Si les cuissardes sont assurément les bottes de demain, il faudra beaucoup de doigté - sinon de talent - pour leur faire voir le jour sans se transformer en femme de mauvaise vie. Pour éviter les bévues, on copie le look Emmanuel Alt… ................................................................................................................................................................................................................................................ À noter également :
Tags associés : Defile, automne-hiver
Le Lundi 29 Juin 2009Poster un commentaire
Happée par ses multiples activités et filant le parfait amour au bras de Jamie Hince, la brindille en oublierait presque d’alimenter les fantasmes modeux des fashionistas. Il faut dire qu'entre l’écriture de son premier livre et ses nombreux contrats publicitaires, Kate Moss a rarement le temps d’aller plus loin que le duo slim/marcel. Ceci dit, il suffit d’apercevoir la jeune femme en petit short plissé pour réaliser que, sans avoir l’air d’y toucher, la belle continue bel et bien de générer en amont les tendances de demain... ![]() Il aura donc suffi à Kate Moss d’une seule apparition londonienne pour rendre obsolètes short bleached et bermuda boyfriend. Il faut dire que l’allure destroyed - ainsi que ses attributs - est en fin de parcours : après avoir squatté plus que de raison collections et dressings, ces derniers battent peu à peu en retraite, au profit de pièces plus smart. Manquant cruellement d’intemporalité, le grunge de luxe semblait de toute façon condamné à disparaître tôt ou tard... En effet, si la rue en est encore à vénérer les boyfriend Gap et autres Current Elliot élimés, les défilés automne/hiver les plus influents - Balmain, Lanvin, Givenchy ou encore Balenciaga - annoncent clairement la mise au ban de la tendance. Il suffit d'ailleurs de regarder le show Alexander Wang pour comprendre que la hype new-yorkaise est déjà en train de passer à autre chose... Dès lors, sentant le vent tourner, la reine du casual rock a troqué son mini short effrangé pour une sage et very cute jupe-culotte. Le terme a beau être des plus barbares, évoquant sans ménagement les modèles infamants de notre enfance, Kate Moss parvient à lui conférer une touche up-to-date des plus enviables. Ultra court mais néanmoins chic, plus frais que girly et affichant la matière phare du moment (le denim), ce néo short a vraiment tout pour plaire. En l'associant à des basiques élégants, le top model nous dicte d'ailleurs la marche à suivre pour prendre possession de cette nouvelle it pièce. Et si certaines doutent encore de la pertinence stylistique et du potentiel fashion de ce short plissé, il leur suffira sûrement de jeter un coup d’oeil sur la collection Alexander Wang for Gap/CFDA pour changer d'avis...
Le Lundi 29 Juin 2009Poster un commentaire
Les spartiates aperçues sur le podium de Givenchy sont bien parties - de par leur fraîcheur modeusement printanière - pour devenir le must de l'été. Cependant, on ne peut faire abstraction de cette déferlante d'escarpins en tous genres qui nous conjurent de ne pas bouder notre plaisir, en faisant preuve d'un lâcher-prise esthétique rarement égalé où fétichisme, glamour et prouesses architecturales cohabitent. ![]() Chez un pourcentage élevé de la gent féminine, les chaussures sont le prolongement direct de l’hypothalamus. Elles gouvernent les garde-robes, agrandissent leur harem à chaque saute d'humeur de leur propriétaire, et font fantasmer cette dernière jusqu'à obtenir gain de cause (c'est-à-dire sortir d'une vitrine aseptisée pour se retrouver dans un petit carton douillet synonyme de mise en service). Il est vrai que plus les souliers sont féminins et vertigineux - voire aventureux - plus notre sens critique s'émousse et plus notre CB se prend pour Rockefeller. Cette déviance, dopée à l'œstrogène, est diagnostiquée incurable. Et cette saison ne va pas arranger les choses. En effet, toutes les griffes pointues et désirables (Prada en tête) ont décidé de concentrer leur créativité sur des produits faits de talons, patins, et autres coups de pied. Et le morphing shoesesque ne semble pas avoir de limites… En 2009, le centre de l'attention se concentre sur le talon, qui se veut hypnotique, art déco ou même conceptuellement absent. Deux courants s'affrontent alors, l'un défiant la gravité en esthétisant le vide, tandis que l'autre choisit de sculpter les talons, faisant la part belle à l'art moderne. Ainsi, Emilio Pucci conçoit une fine sandale qui, si elle cambre le pied comme le plus haut des talons aiguilles, flirte néanmoins avec la notion de compensée. Roberto Cavalli, quant à lui, pratique la coupe franche en incisant en diagonale une semelle massive, tandis que chez Nina Ricci, le talon version corne de Belzébuth s'associe à la finesse candide d'un design élégant. Et que dire des talons inversés de Marc Jacobs, des néo-sabots de Stella McCartney et des patins à strates de Galliano ?... Les exemples ne manquent pas. ![]() Afin apprivoiser nos escarpins tout droit sortis du musée, nous avons le droit de la jouer soft sur le dress code. D'ailleurs, quelques jolies It girls nous ont indiqué la marche à suivre : Diane Kruger affiche ainsi une multitude de petites brides jaune poussin siglées Chanel avec une petite robe noire chicissime, tandis que Lily Allen arbore des talons aiguilles léopard de chez Dior avec la plus casual des tenues. En définitive, afin de dompter les folies de nos stylistes fétiches, il faudra dans un premier temps les associer à du sobre, de manière à ne pas surcharger la silhouette et à leur laisser tout l'espace pour rayonner…
Le Lundi 29 Juin 2009Poster un commentaire
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